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Le coût réel d'une panne informatique

Le coût d'une journée d'arrêt se calcule, il ne s'estime pas. Prenez le chiffre d'affaires d'une journée normale, divisez-le par vos heures d'ouverture, multipliez par vos heures d'arrêt, puis par la part de votre activité réellement bloquée. Ce résultat ne couvre qu'un poste sur quatre : la reprise manuelle, les achats faits dans l'urgence et la remise en ordre des données saisies à la main se paient après le redémarrage. Il n'existe pas de barème officiel, seul votre propre calcul a une valeur.

La technique doit rester au service de votre activité.

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La réponse courte

Le coût d'une journée d'arrêt se calcule, il ne s'estime pas. Prenez le chiffre d'affaires d'une journée normale, divisez-le par vos heures d'ouverture, multipliez par vos heures d'arrêt, puis par la part de votre activité réellement bloquée. Ce résultat ne couvre qu'un poste sur quatre : la reprise manuelle, les achats faits dans l'urgence et la remise en ordre des données saisies à la main se paient après le redémarrage. Il n'existe pas de barème officiel, seul votre propre calcul a une valeur.

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Ce que dit la règle

La règle tient en une phrase. Le coût d'une panne se compose de quatre postes, et trois d'entre eux se paient après le redémarrage. Le premier est le seul qui se voie pendant l'arrêt : la production arrêtée. Il se calcule ainsi.

(Chiffre d'affaires d'une journée normale ÷ heures d'ouverture) × heures d'arrêt × part de l'activité réellement bloquée

Le chiffre d'affaires d'une journée normale se lit dans votre comptabilité ou votre logiciel de caisse. Prenez un mois représentatif, pas une moyenne annuelle. Calibrez sur le jour que vous craignez.

Les heures d'ouverture sont celles pendant lesquelles l'entreprise produit, vend ou facture. Pas vingt-quatre heures. Les heures d'arrêt se comptent du premier appel jusqu'au moment où le dernier poste refonctionne, pas jusqu'au départ du technicien. Les deux instants sont rarement les mêmes.

La part de l'activité réellement bloquée est le terme que tout le monde met à 1. C'est presque toujours faux. Si seule la facturation s'arrête, une partie du chiffre d'affaires est décalée, pas perdue. Si le logiciel métier est à terre, la part approche 1. C'est le terme le plus discutable du calcul, et le plus utile : il désigne le système à protéger en premier.

Les trois autres postes sont la reprise manuelle, les achats faits dans l'urgence et la remise en ordre des données saisies à la main. Aucun des trois n'apparaît le jour de la panne.

Les quatre postes à additionner pour calculer le coût réel d'une panne informatique
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Le détail qui change tout

Le redémarrage n'est pas la fin de la panne. L'ANSSI écrit que la sortie de crise peut être longue, la réponse technique, l'investigation numérique et le rétablissement des systèmes d'information pouvant prendre plusieurs mois. Le principe vaut aussi pour une panne ordinaire. L'écran se rallume avant que l'entreprise soit revenue à son rythme.

Technicien WiFeel contrôlant une baie réseau pendant une intervention en entreprise

Poste 2, la reprise manuelle. Les commandes qui ne sont pas parties partent le lendemain, en plus de celles du lendemain. Les clients se rappellent un par un. Ce rattrapage se paie en heures supplémentaires et en journées hors planning. Il n'apparaît dans aucun tableau de bord : il se dilue dans la semaine suivante.

Poste 3, les achats faits dans l'urgence. On n'achète pas ce qui était prévu, on achète ce qui est disponible. Un modèle en stock au lieu du modèle du parc. Une prestation d'urgence au lieu d'une intervention planifiée. Chaque achat décidé dans la journée coûte plus cher que le même trois semaines plus tôt. Une règle s'ajoute ici : l'article L12-10-1 du code des assurances, issu de la loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023, subordonne l'indemnisation des pertes et dommages causés par une atteinte à un système de traitement automatisé de données au dépôt d'une plainte au plus tard soixante-douze heures après la connaissance de l'atteinte. Une plainte déposée le lundi suivant peut suffire à faire tomber l'indemnisation.

Poste 4, la remise en ordre des données. Pendant l'arrêt, l'activité ne s'arrête pas toujours. On note sur un carnet, on prend les commandes au téléphone, on encaisse à part. Tout cela doit rentrer dans le système au redémarrage. Ressaisie, doublons, écarts de stock, rapprochement bancaire qui ne tombe pas juste. Ce poste se paie deux à trois semaines plus tard, quand personne ne le rattache plus à la panne.

Si des données personnelles ont été touchées, la CNIL rappelle qu'une violation doit être notifiée sous soixante-douze heures au titre de l'article 33 du RGPD, documentée dans un registre et signalée aux personnes concernées si le risque est élevé. Du temps de direction, pas de technicien.

Sur plus de 400 heures d'intervention sur site en 14 mois, le poste que nos clients chiffrent le plus mal n'est jamais le matériel. C'est le temps passé à remettre les données d'aplomb.

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Ce que ça change pour votre entreprise

Un chiffre change une décision. Une impression n'en change aucune.

Le calcul sert à comparer. Mettez le coût d'une journée d'arrêt en face de ce que coûte sur une année ce qui l'évite : une sauvegarde testée, un lien de secours, un contrat avec un délai écrit. Sans le premier chiffre, le second paraît cher.

Faites-le quatre fois : deux heures, une demi-journée, une journée, trois jours. Les résultats ne sont pas proportionnels. La reprise manuelle décroche au-delà d'une journée, le retard ne se rattrapant plus dans la semaine.

Notez ensuite vos deux seuils. Le nombre d'heures au-delà duquel vous prévenez vos clients. Le nombre de jours au-delà duquel le retard est définitif. Ils transforment un calcul en plan, qui se construit dans un plan de reprise d'activité.

Mesurez enfin la part réellement bloquée sur une vraie panne. Tenez un relevé à la prochaine interruption, même courte : heure de début, heure de retour, ce qui a continué de tourner. Trente minutes de relevé valent mieux qu'une estimation de mémoire. Cybermalveillance.gouv.fr recommande des solutions de secours pour les services indispensables et une restauration progressive. Cela se prépare à froid.

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Questions fréquentes

Faut-il compter les salaires dans le coût d'une journée d'arrêt ?+

Pas comme une dépense supplémentaire, ils sont versés de toute façon. Ce qui s'ajoute, ce sont les heures de rattrapage : heures supplémentaires, journées hors planning, renfort temporaire.

Comment estimer la part de l'activité réellement bloquée ?+

Listez ce qui s'arrête vraiment : encaissement, prise de commande, production, facturation, expédition. Une entreprise dont la caisse tient mais dont la facturation tombe ne perd pas une journée de chiffre d'affaires, elle en décale une partie.

Mon assurance couvre-t-elle les pertes causées par une cyberattaque ?+

Cela dépend de votre contrat. Mais l'article L12-10-1 du code des assurances subordonne l'indemnisation au dépôt d'une plainte dans les soixante-douze heures suivant la connaissance de l'atteinte. Faites valider votre situation par un professionnel du droit.

Combien de temps dure le retour à la normale après une attaque ?+

L'ANSSI indique que la remédiation est un projet qui peut s'étendre sur plusieurs mois. Le redémarrage d'un poste n'est pas le retour à la normale.

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Ce que WiFeel peut faire

Nous chiffrons l'arrêt avant qu'il arrive : quels systèmes tombent, dans quel ordre ils reviennent, combien d'heures cela prend chez vous. Notre contrat de maintenance engage une intervention sous 8 heures ouvrées et un dépannage sous 24 heures ouvrées maximum, avec déplacement sur site et main d'œuvre illimités. Prenez rendez-vous, nous partons de vos chiffres.

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