Nous commençons par séparer deux objets que l'on confond souvent.
Le plan de continuité maintient une activité minimale, même dégradée, pendant l'interruption. Le plan de reprise rétablit l'activité après l'interruption. Ce sont les définitions retenues par le guide méthodologique d'élaboration d'un PCA/PRA cyber publié par les services de l'État en mai 2022. Tenir, puis revenir. Deux logiques, deux budgets.
Ensuite nous chiffrons deux valeurs, métier par métier. Le RTO, ou durée maximale d'interruption admissible : combien de temps ce métier tient sans son outil. Le RPO, ou perte de données maximale admissible : quelle quantité de travail vous acceptez de refaire à la main. L'ANSSI reprend ces deux notions dans son guide « Sauvegarde des systèmes d'information, les fondamentaux » du 27 novembre 2025. La stratégie doit tenir compte de la PDMA et de la DMIA, activité par activité.
Ces valeurs ne sont jamais les mêmes partout. La caisse d'un commerce ne tient pas une heure. La comptabilité tient une journée. Le serveur d'archives tient une semaine. C'est cet écart qui dicte le plan, et le prix.
La mécanique de sauvegarde, elle, est traitée ailleurs sur le site : copies, supports, copies immuables, tests de restauration et conduite à tenir face à un rançongiciel. Voir la page sauvegarde et PCA. Ici, on parle organisation.