Gérer un parc Windows, ce n'est pas installer un antivirus sur chaque poste. C'est décider à l'avance de l'état dans lequel un poste doit se trouver.
Un antivirus s'ajoute à une machine déjà montée. Une gestion de parc décrit la machine avant qu'elle arrive, et la ramène dans cet état chaque fois qu'elle s'en écarte. Chez Microsoft, cet état se découpe en trois objets distincts.
Le premier est l'inscription. Windows Autopilot configure des appareils neufs sans que le service informatique les manipule et sans image personnalisée. Les postes peuvent être expédiés directement aux utilisateurs puis configurés au premier démarrage par le cloud : jonction à Microsoft Entra ID, inscription automatique dans Intune, application des paramètres, installation des applications.
Le deuxième est le profil de configuration. Il porte ce que le poste doit avoir. Microsoft distingue des modèles, qui regroupent des réglages par thème comme le Wi-Fi, le VPN, les certificats, les restrictions d'appareil ou le chiffrement BitLocker, et un catalogue qui expose l'ensemble des réglages disponibles.
Le troisième est la politique de conformité. Elle porte ce que le poste doit prouver : version minimale de système, chiffrement actif, mot de passe conforme. Le résultat remonte à Microsoft Entra ID, et l'accès conditionnel peut refuser l'accès aux ressources de l'entreprise à un poste non conforme. Microsoft prévoit aussi des actions automatiques : marquer l'appareil, envoyer un courriel, le verrouiller à distance, le retirer de la gestion.
Le profil décrit. La politique vérifie. L'inscription fait entrer le poste dans le système. Un antivirus ne fait aucune des trois.